CHAPAREILLAN une balade naturaliste pour protéger le vivant

Dans le Grésivaudan à Chapareillan, la réalisation du projet destructeur du 2ème Lyon-Turin menace un Espace Naturel Sensible (ENS) abritant des espèces protégées uniques. 

Ce samedi le comité contre le 2ème Lyon Turin a organisé une balade naturaliste sur le terrain pour identifier les espèces menacées et ouvrir le champ à une contre-expertise naturaliste.

La huppe fasciée, les castors, l’Orchis bouc, autant d’espèces que le chantier pourrait raser.

Le 2ème Lyon Turin ne doit pas passer.

Plus infos sur : stopaulyonturin.fr

Contre le projet de carrière de MONTREUIL AU HOULME

Ni ici, ni ailleurs !

À 10h30 dans le bourg ornais, plus d’une centaine de personnes se retrouvent pour une mobilisation déterminée contre le projet carrière de granulats, projet mené par la filiale du groupe breton Thierry Pigeon et plus largement contre toute bétonisation inutile !

La manifestation est couverte en direct par France 3 Normandie, et les médias Reporterre, Ouest france, l’Orne combattante.

Retour sur l’occupation de 24 hectares de terres agricoles, en zone Natura 2000, vouées à la destruction. En mars dernier, le collectif citoyen d’opposants a obtenu l’arrêt du chantier suite à l’abattage illégal de dizaines d’arbres. Un sursis de courte durée, puisque les opérations peuvent reprendre au mois de septembre. En 2025, un projet de 2×2 voies à quelques kilomètres de là, a été mis en échec devant les tribunaux. La carrière de Montreuil elle non plus ne se fera pas !

Le message est clair : Pigeon casse-toi !

Après un temps d’information, de chorale militante et un point de la legal team, le cortège s’élance avec un bulldozer conduit par un patron pigeon maléfique, façon char de carnaval, à travers le village direction la carrière. Sur le parcours des militantEs ont collé des avis défavorables d’habitantEs déposés lors de l’enquête publique, afin de visibiliser leurs voix, qui n’ont pas été entendues. Pour rappel : 90 % des 200 avis formulés (pour un village de 130 habitants) ont été défavorables. Ce qui n’a bien entendu pas empêché le commissaire enquêteur de valider ce projet mortifère.

À midi, le cortège arrive sur le terrain du projet de carrière, encore une terre agricole pour le moment. Il est essentiel de protéger ces terres, le soleil ardent qui couvre la manifestation est un rappel de cette urgence.

Un premier groupe s’installe sur un terrain ami, à l’ombre de grands chênes. Un second groupe fait intrusion chez Pigeon, avec tracteur et outils agricoles. Iels parsèment le champ de panneaux et de slogans hostiles : Mange tes cailloux ! Massacre à la pelleteuse, Pigeon ravageur, ou encore Boum boum dans ton cul ! Puis entament une reprise de terres dans les règles de l’art avec plantation de tomates, de patates, et de tournesol. Un potager face à l’absurdité !

Après le pique-nique, l’après-midi a été animé d’ateliers : installation d’une banderole à la cime de grands arbres ( Le petit pigeon ne fera jamais carrière dans l’orne), chamboule-tout pour les enfants, fabrication de nichoirs pour remplacer symboliquement les arbres abattus, lecture collective des avis récoltés lors de l’enquête publique.

Pour conclure la journée sur une note d’espoir, une balade naturaliste, pour découvrir les richesses de cette zone protégée : des cours d’eau propices à la loutre d’Europe et à l’écrevisse à pied blanc.

Même si nous n’avons pas eu la chance de l’observer cette fois, nous savons que la cigogne noire fréquente ces zones humides et ces cours d’eau préservés. Une biodiversité à défendre à tout prix.

Ces terres sont agricoles et le resteront !

Contre le 2eme Lyon-Turin : XR Lyon prend de la hauteur !


🏗️ La lutte s’invite sur les chantiers ! ✊

🥷 Cette nuit des militant·es d’Extinction Rebellion ont pénétré dans 3 chantiers lyonnais pour y installer d’immenses messages dénonçant le projet inutile de deuxième ligne entre Lyon et Turin et l’artificialisation incessante en cours.

🏔️🛤️ Ce 2ème Lyon-Turin est le titan local qui menace des massifs entiers autant que des plaines et vallées sur 270 km. Les coûts sont exorbitants et les dégâts environnementaux délirants, avec des impacts significatifs sur l’eau et les terres agricoles, en particulier dûs aux tunnels creusés et aux milliers de tonnes de déblais qui devront être stockés. Alors qu’une ligne dont la capacité serait suffisante pour reporter la majorité du fret sur le rail existe déjà, et que même les institutions sont unanimement contre le projet, les Vinci, Eiffage, NGE et autres Vicat se font offrir des dizaines de milliards d’euros d’appels d’offre au détriment des villages et du contribuable.
🤯 Ce genre de mégaprojets continue de voir le jour au mépris total des habitant·e·s mais aussi des impératifs du ZAN et de stopper l’artificialisation des terres.

🤟 La lutte va continuer et grandir, dès cette après-midi, elle appelle à rejoindre l’Alternatibar à Lyon (Montée de la Grande Côte) pour une collecte de fonds au profit de la lutte contre le 2ème Lyon-Turin et une réunion d‘information à 17h30, ou à l’Espace Naturel Sensible de Chapareillan, pour une balade naturaliste sur le futur tracé (rdv au parking de l’intermarché à 14h). À très vite pour la suite !

Argumentaires et cartographie des autres actions : https://printempsdeslutteslocales.noblogs.org/les-actions-du-printemps-des-luttes-locales/

FESTIVAL D’ACTIONS – plus de 50 sorties ce weekend au printemps des luttes ! 🎬

Saclay printemps des luttes locales

🥂✨Après le festival de Cannes, un festival d’actions commence ! 4 jours pour mettre à l’honneur les infrastructures les plus absurdes partout en France, autoroutes, fermes-usines, carrières, data center, … prévues au mépris de l’environnement et des gens qui y habitent… à moins que ?

Dans vos sales (projets), retrouvez tout le week-end et au delà les films de ces dizaines de collectifs qui vont arrêter le massacre ! Et qui le font toute l’année en stoppant d’immenses multinationales avec la force de leur détermination. ✊

Des blockbusters surboostés comme un mégacanal de 107km entre Lille et Paris 😎 ? Des romances de Noel entre politiques et bétonneurs 💞 ? De la science-fiction dystopique où l’IA prend le pouvoir à cause des data center 👾 ? Des thrillers haletants dans les bois avec des forêts menacées de sérial tronçonneurs 💀 ?

🌳🌲Une avant-première a déjà eu lieu ce soir à Saclay, avec un drame contemporain poignant : chaque année en France, 24 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers sont détruits au profit de nouvelles constructions, l’équivalent de 5 terrains de foot par heure artificialisés. A Saclay, parmi les terres agricoles les plus fertiles d’Europe, le massacre à la bétonneuse se déroule depuis des années, au profit d’immeubles pour des méchants de film bien connus, des écocidaires et soutien de génocidaires comme Thalès, Total ou Airbus.🏗️

Heureusement, la résistance s’organise sur place ! Les Soulèvements de la Terre IdF, la Confédération paysanne IdF et et Agro en Lutte ripostent et sont venus planter des patates sur les sites menacés, occuper le terrain pour amplifier la lutte pour sauver ces terres. Ce triste scénario finira-t-il en happy ending ? 🥔🤎

🎥🎞️💥Retrouvez tous les plus grands scenar ce week-end avec le printemps des luttes locales !
https://printempsdeslutteslocales.gogocarto.fr/map

Victoire d’étape ! Les bétonneurs tremblent devant les affiches du printemps des luttes !

Aujourd’hui, l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) s’inquiète dans un communiqué du printemps des luttes locales, qui risque de « bloquer, occuper, voire perturber des sites industriels »

L’Unicem a raison : l’industrie du béton de ciment et de l’artificialisation des sols a raison de s’inquiéter, car il est temps de la mettre à l’arrêt ! Et si quelques premières affiches suffisent à la faire trembler, nul doute que le week-end d’actions du 23 au 26 mai la fera vasciller. 

« L’Unicem refuse que ces salariés deviennent les victimes d’actions militantes qui les désignent injustement », et nous sommes bien d’accord ! Heureusement, le printemps des luttes locales a bien cela en tête et des syndicats, ouvrier·e·s et professionnel·le·s de l’industrie qui souhaitent travailler avec dignité sans détruire leur santé ont déjà rejoint la campagne d’action. On sera aux côtés des salarié·e·s du secteur qui sont en effet en danger et représentent 14% des accidents du travail, 16% des maladies professionnelles et 19% des décès dus au travail. En plus d’être mortifière, elle exploite massivement des travailleureuses précaires et sans papiers. Les salarié-es ne sont pas des victimes d’actions citoyennes mais bien de l’industrie du BTP elle même. « Leurs outils de travail », dont l’Unicem semble se soucier, ont robotisé l’acte de construire, les gestes et ont fait disparaitre des siècles de savoirs faire.

« S’attaquer aux matériaux, c’est bloquer le pays » car « sans matériaux, pas de transition écologique » affirme l’Unicem, et c’est peut être là notre point de désaccord : vendre la bétonisation massive qui détruit la biodiversité et le climat comme un moyen de transition écologique on nous l’avait encore jamais faite ! Par ailleurs, la France regorge de matières naturelles et de filières biosourcées respectueuses du vivant. 

Pour nous, raser chaque année 24 000 ha de terres agricoles et naturelles c’est ça bloquer le pays, et de manière quasi-irréversible. Et ce pour des projets complètement contraires à « la transition écologique » ou adressant la crise sociale du logement comme indiqué sur la carte des luttes recensant 700 projets absurdes et combattus par les habitant·e·s : https://lutteslocales.gogocarto.fr/map 

Comme l’Unicem, nous pensons qu’il faut maintenant une « réponse claire et ferme des pouvoirs publics » : des décisions qui arrêtent l’artificialisation, et des moratoires sur les projets polluants et imposés qui ravagent nos territoires, une vraie politique sociale pour défendre un logement pour tous-tes. 

Mais nous savons bien que nous ne pourrons pas changer les politiques locales et nationales, sous pression des logiques capitalistes d’aménagement du territoire, sans un rapport de force qui rende nos luttes incontournables. C’est pour cela que l’on fait ce printemps des luttes !

Pour inciter les nouvelle·aux élu·es à réagir, pour stopper ces nouveaux projets gargantuesques, pour décider collectivement de l’avenir que nous voulons donner à nos villes et campagnes et arrêter de bétonner contre l’avis des habitant·e·s : rejoignez le printemps des luttes locales !