
1er jour du printemps des luttes – 15 actions de reprise de terre et irruption contre les bétonneurs
Dans le Rhone, en Normandie, en Picardie et dans une dizaine d’endroits aujourd’hui, les mobilisations ont fleuri un peu partout dans le cadre du printemps des luttes – 4 jours d’action contre l’artificialisation des terres.
Le printemps des luttes ne dort pas et dans la nuit à Bordeaux, les locaux de la SNCF ont été peinturés à tous les étages, alors que des places amblématiques de la villes ont été affichés du fameux LGV barré bien connu dans le sud-ouest.
La journée, elle, a démarré avec une irruption des membres d’Extinction Rébellion à Lyon sur des chantiers lyonnais pour dénoncer en grand l’aberration qu’est le Lyon-Turin : un chantier qui menace des massifs entiers autant que des plaines et vallées sur 270 km, pour un coût exhorbitant et des dégâts environnementaux délirants – alors qu’une ligne dont la capacité serait suffisante pour reporter la majorité du fret sur le rail existe déjà. Les militant-e-s ont mis d’énormes banderoles « Plus d’eau moins de tunnels » et « Stop LGV » sur des grues de plus de 35m !
Dès 10h30 c’est dans le bocage ornais que s’élançait une manifestation déterminé à résister au groupe bétonneur breton Thierry Pigeon qui planifie de creuser une carrière en détruisant les terres agricoles. A midi le cortège fait irruption sur le terrain, avec tracteur et outils agricole les militant.es parsèment le champ de panneaux et de slogans hostiles, puis entame une reprise de terres contre la carrière dans les règles de l’art avec plantation de tomates et de patates. Le message est clair : ces terres sont agricoles et le resteront.
À l’autre bout de la France, le convoi de l’eau alsacien s’est élancé à vélo et marque vite son premier arrêt face au terrain du projet du data center du Petit-Landau, un projet qui prévoit de sacrifier 56ha de terres agricoles pour les besoins gigantesques et délirants de l’IA. Sur place le collectif « IA pas moyen » qui s’y oppose va continuer la lutte, à suivre et rejoindre !
Une manifestation a eu lieu du côté d’Allonges pour marquer l’opposition des habitant.es s’opposer à cette la plateforme logistique qui prévoit de s’installer sur 7hectares de terres agricoles à la porte de d’un parc naturel régional. A Contres la bien nommée, le collectif d’habitant-e-s organisait une de ses premières manifestations contre cet absurde projet de déviation prévu sur plus de 20 ha de terres agricoles, zones humides et forestières. Et contre la mine de lithium dans l’Allier, cette journée de mobilisation a réuni les opposant.es au projet pour des ateliers, des assemblées afin de rappeler à toutes les enjeux et impacts du projet EMILI porté par Imerys et l’État.
Dans de nombreux lieux, le printemps des luttes était l’occasion de se regrouper et se renforcer pour préparer la suite de nos luttes : c’était le cas à la réunion publique d’information sur le projet d’installation de 30ha de panneaux photovoltaïque sur terre agricole à Rostrenen ; à Nantes pour les journées de rencontre écologiques et sociales entre associations et syndicats ; ou à Ezries pour une journée de rencontre et discussions interluttes.
C’était bien là l’objectif de ce printemps des luttes qui s’annonce déjà comme une réussite : se renforcer collectivement entre nos luttes pour constituer un front contre le béton ! Avec ces 650 collectifs d’habitant-es qui se battent contre des infrastructures imposées, soutenues par des dizaines d’associations, syndicats, paysan-ne-s ayant répondu à l’appel, notre mouvement continue de grandir et s’opposera partout à l’accaparement de nos territoires.
Rdv demain et jusqu’à mardi pour une trentaine de nouvelles actions et occasions de rejoindre ces collectifs d’habitant-e-s qui protègent en acte nos terres menacées par les bétonneurs et leurs complices !




















































