4ième jour du printemps des luttes locales – toujours + d’actions pour faire chavirer le béton 

4ieme jour d'actions

🌸🧨Contre les projets routiers, photovoltaïques et les JO2030 de nouvelles actions rejoignent les nombreuses déjà évoquées. On nous informe aussi qu’un feu de Saint-Jean anticipé a mis un coup dur à la production de béton nantais et en Ile et Vilaine Vinci est la cible d’une mobilisation !

🔥💥🏭 ​​​​​​​Feu de joie sur 4 bétonnières au nord de Nantes

Un mystérieux collectif nous informe que 4 bétonnières du nord de Nantes de la cimenterie BME Guimard béton sont parties en flamme dans la nuit du samedi à dimanche. 
Le collectif n’en en dit pas plus, mais témoigne de la joie qu’a pu leur procurer ce feu anticipé de la Saint-Jean et conclut sobrement et utilement : « Luttons contre le béton et son monde. Détruisons les entreprises écocidaires »

🌊✊ À Pen Bron, en Ile et Vilaine une mobilisation contre le projet de Vinci 

La manifestation familiale ainsi que les ateliers, rédécorations éphémères de la voie publique, pique nique festif, balade naturaliste ont pu avoir lieu malgré les pressions !
La journée s’achève, en laissant sur la plage face au site un message clair : « Pen Bron : Vinci, laisse béton »; la mobilisation continuera, le projet ne passera pas ! 

🎿🚧🚨 Contre les JO 2030, nouvelles mobilisations à Nice et Marseille dans le cadre du printemps des luttes locales ! 

À Nice les opposant-es aux JO 2030 ont manifesté-es en ciblant directement le terrain qui pourrait devenir un village olympique.
À Marseille ce mardi 26 mai à 7h, le comité NoJo2030 s’est mobilisé pour dénoncer la tenue d’un tel événement dans les Alpes en 2030. Vêtu-es de costumes éclatants, les militant-es se sont installé-es devant les bureaux de la région Sud et de la société de livraison des ouvrages olympiques (SOLIDEO) situés au 83 boulevard de Dunkerque, puis ont sorti une banderole « 15 ans de dettes pour 15 jours de fêtes ».
Transmis au mégaphone, le comité annonce le début de la mobilisation à Marseille, qui va continuer de cibler ces JO mortifères et leurs acteurs marseillais !

🛣️🚧 Au Faouët mobilisation contre la déviation ! 

Ce projet trentenaire de déviation routière  sur 3 kilomètres, qui détruira sur son passage 63 espèces protégées et le commerce local.
Face à ces aberrations le collectif a suspendu en haut de la grue dominant le paysage une banderole sans équivoque : Non à la déviation
Au Faouët, comme partout en France, le béton, les routes, les projets sans avenir : c’est fini, où ils auront sur leur chemin les vivants qui se révoltent.

🤝⚡Rencontre contre le béton aux Ezries

Une soixantaine de personnes se sont réunies dans le cadre du printemps des luttes locales  aux Eyzies en Dordogne pour une matinée stratégique face à 4 projets imposés et polluants des alentours. 
Projet d’agrandissement d’une zone d’activité économique alors que des batiments vacants existent, un projet d’agrivoltaïque sur 110 hectares de terres agricoles et forestieres, un projet de veloroute aux impacts écologique forts et un projet aberrant de jardin exotique en plein Périgord !
La rencontre se clôture par un grand pique nique et la promesse d’une opposition forte dans le Périgord ! 

🥾🐗 Randonnée contre un parc éolien 

Vers Saint Etienne, aux Crêtes de Gumières face à la menace de destruction d’un site, par un parc éolien, plus d’une cinquantaine de militant-es ont pris le départ d’une randonnée joyeuse et déguisée, aux Crêtes de Lumière
Le cortège animalier, muni de nombreuses pancartes a parcouru 12 km visitant l’espace naturel qui risque d’être coulé sous le béton et identifiant ensemble les espèces à protéger. 

✊✨ Bravo pour ce printemps fleuri
⚡Vous pouvez retrouver toutes les actions de la campagne sur le site 👉 https://printempsdeslutteslocales.noblogs.org/

Contre le béton à Pen Bron !

🌊✊ À Pen Bron, en Ile et Vilaine une mobilisation prend place contre un projet d’hotel et de résidence de luxe mené par Vinci, avec la complicité du groupe Helyans dans un contexte d’intimidation et d’interdiction de l’opposition.

🔥⚒️ Mais le collectif pour la sauvegarde de la presqu’île de Pen Bron a tenu bon et la manifestation familiale ainsi que les ateliers, rédécorations éphémères de la voie publique, pique nique festif, balade naturaliste ont pu avoir lieu afin de très largement informer et sensibiliser sur le projet.

Les militant-es sont venu-es des alentours et de nombreuses discussions ont pu avoir lieu dans un objectif commun : stopper le projet.

👉☀️ La journée s’achève, en laissant sur la plage face au site un message clair : « Pen Bron : Vinci, laisse béton »; la mobilisation continuera, le projet ne passera pas !

Vague de chaleur sur les bétonneurs – Retour sur plus de 50 actions contre le béton pour le printemps des luttes locales ! 

Le printemps des luttes locales, un appel à mobilisation lancé par plus de 150 organisations, a rassemblé ces derniers jours des milliers de militant-es pour plus de 50 actions partout sur le territoire. A travers la France, des reprises de terres menacées, balades naturalistes, intrusions et affichages, désarmements, pique-niques, occupations de sites de chantiers se sont multipliés pour une revendication commune : fissurer le béton. 

Alors que s’abat, une fois de plus, sur la France une vague de chaleur inédite, nous connaissons en parallèle le plus grand mouvement de régression législatif concernant la protection des terres agricoles et espaces naturels. L’objectif zéro artificialisation net n’est déjà plus qu’un vague souvenir, tandis que les lois comme celle de « simplification de la vie économique » ou Duplomb pavent toujours plus la voie pour multiplier des projets d’artificialisation sans pouvoir même les contester. C’est l’équivalent de 5 terrains de football de terres agricoles et naturelles qui sont artificialisés toutes les heures en France : nous allons droit dans le mur, et nous accélérons. 

Face à ce blocage politique répété, seule la lutte sur le terrain semble encore pouvoir obtenir gain de cause. Ce sont plus de 650 collectifs qui luttent à l’échelle territoriale contre des projets qui artificialisent et détruisent le vivant, et 162 d’entre eux ont gagné dans les dix dernieres années, stoppant fermement l’emprise des bétonneurs sur des dizaines de milliers d’hectares. 

Durant ces 4 jours d’actions décentralisées, ces collectifs se sont alliés et ont fait entendre une voix radicalement différente de la direction qu’aimerait prendre le gouvernement : le béton ne passera pas. 

Concrètement, que s’est-il passé dans le printemps des luttes ? 

Contre les data centers : Alors que le nombre de projets de data-centers se multiplie à une vitesse affolante, le printemps des luttes locales a mis en lumière deux de ces projets. Le premier en Alsace où une mobilisation à vélo a souligné les impacts qu’aurait sur les terres, l’eau et le vivant le projet de Data Center du Petit Landau. Le second en ile de france où un rassemblement a eu lieu malgré l’interdiction de manifester pour dénoncer le projet Campus IA qui vise à bétonner 90ha de terres et représenterait à lui seul 20% de la consommation énergétique de l’Ile-de-France

Face à la multiplication des projets routiers : La mobilisation contre Saint Péray a ouvert le printemps des luttes locales, avec le blocage d’un pont fortement réprimé suivi d’une manifestation festive et déterminé. Des mobilisations contre les projets routiers ont aussi eu lieu pour stopper la déviation de Contres avec une première grande manifestation, et la déviation de Faouët en Bretagne où une banderole sans équivoque a été accrochée en haut d’une grue. En France ce sont plus d’une cinquantaine de projets routiers qui pourraient voir le sol, artificialisant des dizaines de milliers d’hectares. Dès le week end prochain de nouvelles mobilisations auront lieu portées par la coalition la Déroute des routes.

Face à l’extractivisme et à la production de béton : A Nort sur Erdre, une cimenterie a été ciblée et plusieurs camions toupie désarmés. Dans l’Allier le terrain du projet de mine de lithium appelé de ses voeux par E. Macron a été occupé ce week-end par les militant-es du collectif local, rappelant leur détermination a bloqué ce projet dévastateur porté par Imerys. Des modalités similaires ont rassemblé en Normandie face à un projet de carrière porté par l’industriel Thierry Pigeon qui viendrait bétonner des terres agricoles, un rappel salutaires, que, non, les cailloux ne se mangent pas. 

Pour stopper les multiples chantiers des JO 2030 : À Grenoble, la Clusaz, Saint-Jean de Sixt, Nice, Marseille, les habitant-es ont visibilisé leur refus de voir les Alpes transformées par l’artificialisation et la trentaine de chantiers aberrants pour les JO2030. Des photos de banderoles contre les chantiers ont été déployées dans des paysages naturels magnifiques, anciens sites des JO et devant les sièges des décideurs, rappelant par là même le cout faramineux financier et environnemental des jeux olympiques. 

Contre le développement mortifère du photovoltaïque : 6 collectifs se sont mobilisés ces derniers jours contre l’artificialisation de terres agricoles et naturelles pour de nouveaux champs de panneaux photovoltaïques. Car c’est 55 000 hectares de terres agricoles naturelles et forestières qui pourraient être nouvellement impactées dans les 8 prochaines années par des parcs photovoltaïques géants, soit 5 fois la surface de la capitale. Pourtant, le CNRS ou le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne mettent en évidence que le potentiel solaire sur des zones déjà artificialisées est suffisant : en France, le potentiel en toiture est de 360 GWc, couvrant donc 100% de la consommation actuelle totale d’électricité – sans compter les parkings, routes, friches industrielles… 

Des dizaines de collectifs ripostent donc contre cette attaque frontale sur nos terres avec la coordination Photorévolté-es !

Face aux lignes qui préfèrent la vitesse au vivant : Du Lyon-Turin à la ligne Bordeaux-Toulouse, malgré l’image dorée et écologique du rail, c’est encore une fois une logique dévastatrice qui s’applique : gagner quelques dizaines de minutes, faciliter le fret et le commerce au détriment du vivant. Ce week end les deux collectifs opposés à ces projets ont mené des actions furtives et impactantes, d’une part en pénétrant sur un chantier du Lyon Turin afin d’étendre des banderoles au sommet d’une grue, d’autre part en visibilisant par des jets de peinture et affichage la responsabilité de la SNCF dans le projet de la ligne Bordeaux-Toulouse. 

Pour la préservation des jardins populaires : Du jardin des Vaites à Besançon aux jardins ouvriers d’Aubervilliers en passant par les parcs de Toulouse, 3 mobilisations festives et familiales ont eu lieu pour rappeler l’importance de ces jardins dans des zones urbaines où le béton est déjà omniprésent. Toujours menacées par des projets nouveaux, souvent présentées comme respectueuses du vivant, ces enclaves vertes en milieu urbain sont aussi des foyers de résistance au béton et doivent continuer à tenir bon !

Contre les fermes usines : Des dizaines de collectifs s’organisent à traver la coalition Résistances aux fermes usines (RAFU). La coalition lance une campagne afin de mener une enquête à l’échelle nationale : il s’agit de tester la qualité de l’eau d’évaluer et de dénoncer les pollutions occasionnées par ces installations.

Partout les luttes locales s’organisent, collectifs d’habitant-es et de militant-es, pour reprendre le pouvoir sur leur territoire, choisir de son aménagement et éviter le mur que nous offrent les politiques d’aménagement. 

Partout nous fissurerons le monde du béton ! 

Ce printemps va se poursuivre et nos luttes vont pousser et grandir dans les prochains mois. Rendez-vous : 

– Dès le weekend du 30/31 mai, les collectifs contre les projets routiers et la déroute des routes prendront le relais avec de nouvelles actions pour plus de trains et moins de routes, en lien avec les syndicats de cheminots.

– Les 1er et 2 juin, 4 personnes seront jugées en appel pour le procès Val de Reuil, un village militant pour les soutenir sera en place dès 8h le lundi devant le musée des Beaux Arts de Rouen. Une cagnotte a déjà été créée en soutien.

– Les luttes contre l’agrivoltaïsme s’organisent les 13 et 14 juillet dans le Lot pour amplifier leurs combats.

– La lutte contre le 2e Lyon-Turin se retrouve en Maurienne du 26 au 28 juin pour le festival Gare O’Tunnels.

– Du 9 au 12 juillet, le mégacanal prend l’eau avec une méga-mobilisation co-portée avec les Soulèvements de la Terre.