Vague de chaleur sur les bétonneurs – Retour sur plus de 50 actions contre le béton pour le printemps des luttes locales ! 

Le printemps des luttes locales, un appel à mobilisation lancé par plus de 150 organisations, a rassemblé ces derniers jours des milliers de militant-es pour plus de 50 actions partout sur le territoire. A travers la France, des reprises de terres menacées, balades naturalistes, intrusions et affichages, désarmements, pique-niques, occupations de sites de chantiers se sont multipliés pour une revendication commune : fissurer le béton. 

Alors que s’abat, une fois de plus, sur la France une vague de chaleur inédite, nous connaissons en parallèle le plus grand mouvement de régression législatif concernant la protection des terres agricoles et espaces naturels. L’objectif zéro artificialisation net n’est déjà plus qu’un vague souvenir, tandis que les lois comme celle de « simplification de la vie économique » ou Duplomb pavent toujours plus la voie pour multiplier des projets d’artificialisation sans pouvoir même les contester. C’est l’équivalent de 5 terrains de football de terres agricoles et naturelles qui sont artificialisés toutes les heures en France : nous allons droit dans le mur, et nous accélérons. 

Face à ce blocage politique répété, seule la lutte sur le terrain semble encore pouvoir obtenir gain de cause. Ce sont plus de 650 collectifs qui luttent à l’échelle territoriale contre des projets qui artificialisent et détruisent le vivant, et 162 d’entre eux ont gagné dans les dix dernieres années, stoppant fermement l’emprise des bétonneurs sur des dizaines de milliers d’hectares. 

Durant ces 4 jours d’actions décentralisées, ces collectifs se sont alliés et ont fait entendre une voix radicalement différente de la direction qu’aimerait prendre le gouvernement : le béton ne passera pas. 

Concrètement, que s’est-il passé dans le printemps des luttes ? 

Contre les data centers : Alors que le nombre de projets de data-centers se multiplie à une vitesse affolante, le printemps des luttes locales a mis en lumière deux de ces projets. Le premier en Alsace où une mobilisation à vélo a souligné les impacts qu’aurait sur les terres, l’eau et le vivant le projet de Data Center du Petit Landau. Le second en ile de france où un rassemblement a eu lieu malgré l’interdiction de manifester pour dénoncer le projet Campus IA qui vise à bétonner 90ha de terres et représenterait à lui seul 20% de la consommation énergétique de l’Ile-de-France

Face à la multiplication des projets routiers : La mobilisation contre Saint Péray a ouvert le printemps des luttes locales, avec le blocage d’un pont fortement réprimé suivi d’une manifestation festive et déterminé. Des mobilisations contre les projets routiers ont aussi eu lieu pour stopper la déviation de Contres avec une première grande manifestation, et la déviation de Faouët en Bretagne où une banderole sans équivoque a été accrochée en haut d’une grue. En France ce sont plus d’une cinquantaine de projets routiers qui pourraient voir le sol, artificialisant des dizaines de milliers d’hectares. Dès le week end prochain de nouvelles mobilisations auront lieu portées par la coalition la Déroute des routes.

Face à l’extractivisme et à la production de béton : A Nort sur Erdre, une cimenterie a été ciblée et plusieurs camions toupie désarmés. Dans l’Allier le terrain du projet de mine de lithium appelé de ses voeux par E. Macron a été occupé ce week-end par les militant-es du collectif local, rappelant leur détermination a bloqué ce projet dévastateur porté par Imerys. Des modalités similaires ont rassemblé en Normandie face à un projet de carrière porté par l’industriel Thierry Pigeon qui viendrait bétonner des terres agricoles, un rappel salutaires, que, non, les cailloux ne se mangent pas. 

Pour stopper les multiples chantiers des JO 2030 : À Grenoble, la Clusaz, Saint-Jean de Sixt, Nice, Marseille, les habitant-es ont visibilisé leur refus de voir les Alpes transformées par l’artificialisation et la trentaine de chantiers aberrants pour les JO2030. Des photos de banderoles contre les chantiers ont été déployées dans des paysages naturels magnifiques, anciens sites des JO et devant les sièges des décideurs, rappelant par là même le cout faramineux financier et environnemental des jeux olympiques. 

Contre le développement mortifère du photovoltaïque : 6 collectifs se sont mobilisés ces derniers jours contre l’artificialisation de terres agricoles et naturelles pour de nouveaux champs de panneaux photovoltaïques. Car c’est 55 000 hectares de terres agricoles naturelles et forestières qui pourraient être nouvellement impactées dans les 8 prochaines années par des parcs photovoltaïques géants, soit 5 fois la surface de la capitale. Pourtant, le CNRS ou le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne mettent en évidence que le potentiel solaire sur des zones déjà artificialisées est suffisant : en France, le potentiel en toiture est de 360 GWc, couvrant donc 100% de la consommation actuelle totale d’électricité – sans compter les parkings, routes, friches industrielles… 

Des dizaines de collectifs ripostent donc contre cette attaque frontale sur nos terres avec la coordination Photorévolté-es !

Face aux lignes qui préfèrent la vitesse au vivant : Du Lyon-Turin à la ligne Bordeaux-Toulouse, malgré l’image dorée et écologique du rail, c’est encore une fois une logique dévastatrice qui s’applique : gagner quelques dizaines de minutes, faciliter le fret et le commerce au détriment du vivant. Ce week end les deux collectifs opposés à ces projets ont mené des actions furtives et impactantes, d’une part en pénétrant sur un chantier du Lyon Turin afin d’étendre des banderoles au sommet d’une grue, d’autre part en visibilisant par des jets de peinture et affichage la responsabilité de la SNCF dans le projet de la ligne Bordeaux-Toulouse. 

Pour la préservation des jardins populaires : Du jardin des Vaites à Besançon aux jardins ouvriers d’Aubervilliers en passant par les parcs de Toulouse, 3 mobilisations festives et familiales ont eu lieu pour rappeler l’importance de ces jardins dans des zones urbaines où le béton est déjà omniprésent. Toujours menacées par des projets nouveaux, souvent présentées comme respectueuses du vivant, ces enclaves vertes en milieu urbain sont aussi des foyers de résistance au béton et doivent continuer à tenir bon !

Contre les fermes usines : Des dizaines de collectifs s’organisent à traver la coalition Résistances aux fermes usines (RAFU). La coalition lance une campagne afin de mener une enquête à l’échelle nationale : il s’agit de tester la qualité de l’eau d’évaluer et de dénoncer les pollutions occasionnées par ces installations.

Partout les luttes locales s’organisent, collectifs d’habitant-es et de militant-es, pour reprendre le pouvoir sur leur territoire, choisir de son aménagement et éviter le mur que nous offrent les politiques d’aménagement. 

Partout nous fissurerons le monde du béton ! 

Ce printemps va se poursuivre et nos luttes vont pousser et grandir dans les prochains mois. Rendez-vous : 

– Dès le weekend du 30/31 mai, les collectifs contre les projets routiers et la déroute des routes prendront le relais avec de nouvelles actions pour plus de trains et moins de routes, en lien avec les syndicats de cheminots.

– Les 1er et 2 juin, 4 personnes seront jugées en appel pour le procès Val de Reuil, un village militant pour les soutenir sera en place dès 8h le lundi devant le musée des Beaux Arts de Rouen. Une cagnotte a déjà été créée en soutien.

– Les luttes contre l’agrivoltaïsme s’organisent les 12-13-14 juin dans le Lot pour amplifier leurs combats.

– La lutte contre le 2e Lyon-Turin se retrouve en Maurienne du 26 au 28 juin pour le festival Gare O’Tunnels.

– Du 9 au 12 juillet, le mégacanal prend l’eau avec une méga-mobilisation co-portée avec les Soulèvements de la Terre.

Rejoignez les organisations qui appellent

Affiche 1

Malgré les grands engagements1 de zéro artificialisation et de préservation du vivant, le constat est accablant : la France continue de bétonner massivement ses terres agricoles et naturelles.

Chaque année, plus de 24 000 hectares sont encore artificialisés2, soit cinq terrains de football par heure, et cette destruction massive ne ralentit pas. La bétonisation imperméabilise les sols, tandis que l’extraction des granulats artificialise les terres agricoles et détruit les nappes souterraines, le plus souvent de façon irrémédiable. Le ciment, ingrédient indispensable à la fabrication du béton, est responsable de 8 % des émissions de CO2 mondiales, et de la disparition des habitats naturels, première cause de l’extinction de la biodiversité. 

Et tout cela, pour qui, et pour quoi ? Dans le Tarn, on rase 430 hectares pour l’A69 et gagner une poignée de minutes pour les quelques-uns qui pourront se payer le péage chaque jour – et une cinquantaine d’autres projets similaires sont prévus en France. En Picardie, on rase et on creuse 3 200 hectares de terres pour un canal qui ne fera qu’accélérer le transport de porte-containers, au profit de l’empire logistique et de la consommation de masse de produits venus de toujours plus loin. Dans les Alpes, on bétonne déjà en prévision des JO 2030 pour multiplier des hôtels de luxe et équipements qui seront abandonnés peu après. En périphérie des centres urbains, on rase les derniers espaces verts et les friches pour y mettre des data centers et soutenir la massification de l’IA. Pour poursuivre le tout-béton, on éventre des collines et des montagnes pour de nouvelles carrières à travers la France, on rase des forêts, recouvre des zones humides de ZAC, d’entrepôts et de centres commerciaux qui ne répondent qu’aux besoins d’un capitalisme prédateur, jamais à celui des habitant·e·s. 

Cette destruction se fait jour après jour en bande organisée, et les responsables sont bien connus. Ce sont ces nombreux maires bétonneurs qui signent à la moindre fausse promesse d’emploi ou perspective de gains court-termistes d’un projet. Ce sont les préfets qui autorisent ces projets en détournant le droit de l’environnement pour ne pas l’appliquer. Ce sont les ministres et parlementaires qui détricotent la loi ZAN, et qui loi après règlement, comme avec la bien connue loi Duplomb, accélèrent toujours les procédures et réduisent toujours le simple droit de contester un projet d’urbanisme. Ce sont les entreprises du BTP qui, droguées à l’argent public, font pression pour continuer à bétonner comme dans les années 1960. Ce sont les multinationales du béton comme Lafarge-Holcim, ou les acharnés de la route comme Vinci Autoroute ou Atosca, dont le modèle économique tout entier dépend du fait de construire des infrastructures perfusées aux milliards d’argent public. 

Mais depuis plusieurs années un front se lève contre l’artificialisation des sols et le monde du béton. Dès 2020, des actions fins de chantier menées par Extinction Rebellion commençaient à occuper et dénoncer les cimenteries, tandis que des rapports accablants étaient publiés par les ONG du monde entier, et que des actions souterraines avaient lieu pour endiguer les chantiers. En décembre 20233, une vaste campagne de 50 actions en France et à l’internationale portée par plus de 200 organisations a permis de visibiliser la filière béton et le cimentier Lafarge-Holcim, via des blocages, intrusions, occupations, désarmements, … jamais vus auparavant. Financement du terrorisme, répression débridée et artificialisation sans compter, le géant du ciment demeure un des grands coupables de cette industrie mortifère.

Ce refus de l’accaparement de nos territoires par les bétonneurs se massifie : partout des collectifs d’habitant-e-s se lèvent pour rejeter en bloc ces projets d’aménagement imposés, qui non seulement bétonnent mais amènent toujours avec eux la vision d’un monde toxique pour celles et ceux qui y vivent : pollutions des eaux, des sols, destruction de la paysannerie ou des maillages locaux, conditions de vie et de travail dégradées, … 

La carte des luttes du média Reporterre, actualisée en février 2026, recense ainsi plus de 750 de ces combats locaux4 qui se multiplient et s’organisent pour reprendre le pouvoir sur ce qui est fait de nos villages, nos villes, nos campagnes. Car nos luttes permettent un lien politique sur le terrain, des organisations nouvelles et des rencontres plus larges que celles auxquelles nous sommes habitué·e·s. Et elles l’emportent souvent : sur les dix dernières années ce sont plus de 160 victoires qui ont été remportées par ces collectifs d’habitant·e·s, contre des multinationales et des projets gigantesques5 !

Il nous faut maintenant aller plus loin : amplifier nos résistances, nos capacités de réaction et notre entraide en tant que mouvement. Tant face à la montée des idéologies autoritaires et antidémocratiques, qu’à la multiplication des projets imposés et polluants, nous devons construire des territoires en résistance.

De nouveaux conseils municipaux seront élus en mars, mais nous savons bien que nous ne pourrons pas changer les politiques locales sous pression des logiques capitalistes d’aménagement du territoire sans un rapport de force qui rende nos luttes incontournables.

Alors dès ce printemps nous serons là, dans les villes et les campagnes, dans les carrières, dans les champs, sur les futures ZAC ou tracés d’autoroutes, pour en finir avec le monde du tout-béton. Nous serons là pour les stopper, les retarder, les perturber autant que possible, nous massifier et rendre notre opposition incontournable, jusqu’à ce que le coût de leur entêtement soit si élevé qu’ils renoncent !

Ensemble, habitant·e⋅s, naturalistes, collectifs en lutte, victimes des impacts de l’artificialisation, ouvrier·e⋅s et professionnel·le⋅s de l’industrie qui souhaitent travailler avec dignité sans détruire leur santé, organisations syndicales, associations, nous allons faire entendre la voix de nos territoires en résistance.

Durant 4 jours manifestations, actions, affichages, publications, blocages vont se succéder partout pour présenter un front uni face aux projets destructeurs du vivant. Ensemble, passons à l’action du 23 au 26 mai, pour ce qui sera le printemps des luttes locales. Rejoignez-nous ! 

Organisations nationales :

Alternatiba

ANV-COP21

Attac France

Les Amis de la Terre France

Union syndicale Solidaires

Les Batisseureuses des terres

Coordination nationale photorévoltée

Confédération Paysanne

La Déroute des routes

Extinction Rebellion

Les Naturalistes des Terres

L’Observatoire des abeilles

Pour Une Ecologie Populaire et Sociale – PEPS

Réseau Sortir du Nucléaire

Les Soulèvements de la terre

Collectif reprise de terre

Réseau Rester sur terre

Revue Terrestres

Terres de Luttes

MNLE – Mouvement National de Lutte pour l’Environnement 93 Nord Est Parisien

Organisations locales 

ADEPTA (Association pour la défense de l’environnement et du patrimoine des Terres d’Auxois)

Affamons l’Incinérateur de Créteil

Les Ami.es de la Plaine de Saint-Péray

Alternatiba 06

Amis de la Terre Savoie et Haute-Savoie

Bien vivre à Celle Levescault

AES 06

Agir pour Préserver l’Avenir à Castres

ASPECT (Association de Sauvegarde et de Protection de l’Environnement de Coussay-les-Bois)

Association Au pied des arbres

Association Libère Terre

Association ALIC

Association Alterre

Association YACA Ecologie et Environnement Rouergue-Quercy et Georges de l’Aveyron

Assemblée populaire 21

Association CAMIL

Association SAGNE Gruissan Aude

Asso Etude et Sauvegarde vallée de Cervieres 

Atterrissons d’urgence Montpellier

Attac Landes Côte Sud

AngouLim – Collectif d’usagers pour la defence de la ligne Angoulème – Limoges

Bassines Non Merci 17

Bassines Non Merci 37

Cause à défendre

Coalition des Jardins Populaires en lutte

Collectif Citoyen pour un Autre Photovoltaïque dans les Alpes du Sud

Collectif 924

Collectif Atterrissons d’urgence, Montpellier

Collectif Axe vert de La Ramée

Collectif du bois vert

Collectif Carrière Tahun

Collectif Préservons la Cité Bergère

Collectif de défense des Jardins Ouvriers d’Aubervilliers

Collectif Stop au béton

Collectif StopA412

Collectif stop lgv 47

Collectif contre le LyonTurin 2 Chartreuse

Collectif Hatten Demain

Collectif à Nous la Draille

CLAME – collectif des citoyens libres alerte méthaniseur

Comité des soulèvements de Loire 49

CGT UD 49

Collectif Stop Carrière Montreuil Au Houlme

Collectif Citoyen JOP 2030

Collectif Sauvons nos étangs

Collectif des habitants du hameau du moisnil

Comité local des Soulèvements de la Terre Quimperlé

Comité des Soulèvements de la terre Limoges

Comité Soulèvements de la terre sud-est

Comité creusois des soulèvements de la terre

Comité des soulèvements de la terre en Corrèze

Comité des soulèvements de la terre Cholet Nord Vendée

Comité des soulèvements de la terre 85

Comité des soulèvements de la terre 61

Comité des soulèvements de la terre indrais

Comité des soulèvements de la terre Sud-17

OSTIA (comité local Soulèvements du Pays Basque Nord)

Coalition Viure

Coord’eau 34

Ensa Strasbourg

Estuaire 2050

Extinction Rebellion Avignon et alentours

Extinction Rebellion la rochelle

FLANER – Flandre Lys Alloeu Nature et Environnement Respectés

Grand-Auverné Environnement

Groupement Forestier du Vallon du Combois

Inter-collectifs contre le 2e Lyon-Turin

Indignons nous Brive 19

Indigné.e.s sud 35

Lab Normandie

La Voie Est Libre

Le nuage était sous nos pieds

Les Amis de la Terre Normandie 

Label Epique

Mouvement d’Action Paysanne

Sauvons Nos Horizons

Stop carrière Fessanvilliers

Stop RN88 – Lutte des Sucs

Terre de liens Auvergne

Vivants vigilants

Coordination anti-carrieres

Radis actifs 

UCL – Union Communiste Libertaire

Vigilance ogm 21

Wissous notre ville 

Sources : 

  1. https://reseauactionclimat.org/publications/etat-des-lieux-et-enjeux-artificialisation-des-sols-et-objectif-zero-artificialisation-nette/ ↩︎
  2. https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/artificialisation-sols ↩︎
  3. https://journeescontrelebeton.noblogs.org/ ↩︎
  4. https://reporterre.net/La-carte-des-luttes-contre-les-grands-projets-inutiles ↩︎
  5. https://terresdeluttes.fr/quand-la-lutte-lemporte/ ↩︎

Le printemps des luttes locales est lancé !

Malgré les grands engagements de zéro artificialisation et de préservation du vivant le constat est accablant : la France continue de bétonner massivement ses terres agricoles et ses espaces naturels.

Les multinationales et avec elles les préfets, les promoteurs ainsi qu’une partie des maires ont fait le choix de la politique du tout-béton – 24 000 ha bétonnés chaque année pour les bénéfices de quelques-uns. 

Alors que la France élit cette année près de 35 000 conseils municipaux, nous savons que bon nombre de ces élu·e·s seront ensuite disposé.es à piétiner les promesses de campagne et les intérêts des habitant·e·s de leurs communes pour servir ceux d’aménageurs ravageurs. Ceux-ci ne comprennent alors que le langage de l’argent et les oppositions de terrain. Nous devons les stopper, les retarder, les perturber autant que possible, nous massifier et rendre notre opposition incontournable, jusqu’à ce que le coût de leur entêtement soit si élevé qu’ils renoncent !

Du 23 au 26 mai : passons ensemble à l’action, fissurons le béton !

Habitant·es, naturalistes, paysan·nes, collectifs en lutte, victimes des impacts de l’artificialisation, ouvrier·es et professionnel·les de l’industrie qui souhaitons travailler avec dignité sans détruire notre santé, organisations syndicales, associations, nous allons faire entendre la voix de nos territoires en résistance.
Partout, dans les villes et les campagnes, dans les carrières, dans les champs, sur les futures ZAC ou tracés d’autoroutes, nous allons mettre en lumière les terres menacées et ceux qui veulent les dévorer.

Durant 4 jours, manifestations, actions, affichages, publications, et blocages vont se succéder partout pour présenter un front uni face aux projets destructeurs du vivant. 
Rejoignez-nous !

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